16 janvier 2012
Le lapsus de Louis Feuvrier...
Ce soir, cérémonie des voeux à Fougères Communauté. A l'issue d'un discours-catalogue à l'image de tous ceux des années précédentes, Louis Feuvrier a présenté ses voeux au public... pour 2002...
Certains lapsus sont révélateurs...
02 janvier 2012
Comment Fougères a perdu près du tiers de sa population en trente ans...
Les derniers chiffres du recensement viennent de paraître. Fougères est passée en-dessous des 20 000 habitants.
Cette nouvelle baisse de la population démontre l’inadéquation de la politique municipale menée depuis près de trente ans, politique basée sur la croyance erronée qu’il suffit de créer un cadre de vie agréable pour attirer de nouveaux habitants.
L’argument tiré de la faible superficie de la ville invoqué par Louis Feuvrier pour tenter de justifier cette baisse ne tient pas. En réalité, les causes essentielles de cette décroissance sont avant tout :
• Liées à la politique économique : tout en perdant des emplois et des entreprises, la politique menée par la majorité actuelle n’a pas permis de créer les conditions adéquates d’accueil et de développement de nouvelles entreprises.
• Liées aux transports et aux infrastructures : l’arrivée de l’A 84 n’a pas suffi à compenser l’absence de raccordement au réseau ferroviaire. Et on attend toujours un positionnement fort des élus sur ce sujet, notamment vis-à-vis de la Région.
• Liées à la politique du logement sur Fougères, avec des élus qui se résignent à la désertification progressive du parc de logements anciens, notamment en centre ville, sans mener aucune action efficace en faveur de la réhabilitation de ce parc.
01 janvier 2012
Bonne année à tous !
Toute l'équipe de Fougères Zoom présente aux Fougeraises et aux Fougerais ses voeux pour une belle et bonne année 2012 !
11 décembre 2011
Quand nos élus peinent à se décider...
Lors du dernier Conseil, l’opposition municipale a souhaité interpeller Louis Feuvrier sur le développement du très haut débit sur le Pays de Fougères, à la fois en sa qualité de maire de Fougères, mais aussi de vice-président du Conseil Général chargé de l’équilibre et de l’aménagement du territoire (et à ce titre en charge du développement des technologies haut débit et très haut débit).
Dans le cadre du Plan Numérique lancé par l’Etat visant à une couverture nationale en très haut débit, de nombreuses collectivités territoriales se sont déjà engagées en faveur de la fibre optique, seul support capable de faire face à la croissance des débits engendrés par les nouveaux et futurs usages (économiques, sociaux ou éducatifs). Ainsi, la Région Bretagne s’est déjà positionnée dans la stratégie du tout optique, comme le Conseil Général du Morbihan, celui de la Manche, ou bien encore l’agglomération de Laval, pour ne citer que des territoires proches.
Sous l’impulsion du Conseil Régional de Bretagne, une convention devrait être signée le 9 janvier prochain avec les opérateurs (Orange, SFR) permettant ainsi aux territoires de moyenne densité comme la Ville de Fougères de disposer à terme d’un réseau fibre optique.
Cette signature ne règle pas la question du reste du Pays de Fougères, classé en zone de faible densité, et pour lequel seront déterminantes la volonté et l’impulsion données par le Conseil Général et plus particulièrement Louis Feuvrier en sa qualité de vice-président chargé du dossier numérique.
En effet, la solidarité entre territoires devant jouer, c’est au Conseil Régional (qui le fait déjà), et au Conseil Général (qui peine toujours à adopter une position claire) d’être moteurs dans l’avancement de ce dossier, vital pour le Pays de Fougères.
21 novembre 2011
Le Pays de Fougères face à la fracture numérique
Le 9 novembre dernier, l’opposition municipale organisait à l’auditorium des Urbanistes une conférence-débat tout public sur l’aménagement numérique des territoires. Invitée : Laure de La Raudière, normalienne, ingénieur Télécom, député d’Eure et Loir, et rapporteur de la loi contre la fracture numérique.
L’objet de cette réunion, bien au-delà de toute considération partisane, était de faire le point sur les enjeux majeurs de l’aménagement numérique et les différentes modalités de déploiement, et de permettre ainsi d’éclairer les participants sur les choix à opérer par les décideurs politiques dans les années à venir.
Les enjeux :
Dans une société qui évolue rapidement vers une information tout numérique, l’accès aux réseaux de communications électroniques dans de bonnes conditions constitue en effet pour les territoires un important facteur d’attractivité :
- Attractivité pour la population, dans la mesure où l’internet fait aujourd’hui partie de notre quotidien et que les applications ne cessent de se développer (recherches d’informations, transactions, accès à des services en ligne, réseaux sociaux, divertissement, vidéos…) ; avec la perspective du développement dans l’avenir de l’e-santé (pouvant permettre par exemple le maintien à domicile de personnes âgées), de l’e-education (avec par exemple le projet de mise en ligne des fonds de la Bibliothèque Nationale), et de bien d’autres applications comme le télé-travail ou la télé-formation.
- Attractivité pour les entreprises, dans la mesure où l’internet constitue désormais pour elles un nouvel outil de travail, et, pour certaines, la possibilité de s’ouvrir à de nouveaux marchés. Aujourd’hui, l’absence de haut débit pour une entreprise représente un véritable handicap, et pour certaines, le très haut débit est déjà devenu indispensable.
La difficulté en matière d’aménagement numérique, c’est que ce sont dans les zones les moins denses que l’implantation des réseaux coûte le plus cher et rapporte le moins.
Or, la particularité du pays de Fougères, c’est son habitat dispersé et ses zones d’activité de taille moyenne ou petite dispersées elles aussi. Le dégroupage ne concernant que la ville centre, le pays de Fougères compte de nombreuses zones blanches, ou grises (là où le débit est peu satisfaisant). C’est la première « fracture numérique ».
Les modalités de déploiement :
Compte tenu des enjeux ci-dessus, la question essentielle aujourd’hui n’est plus celle de l’accès au haut débit, mais celle de l’accès au très haut débit.
Parmi la diversité des offres possibles, deux logiques de déploiement prédominent : l’accès haut débit sans fil (WIMAX) ou la fibre optique.
Le WIMAX a l’avantage du coût (relativement peu important), il a l’inconvénient majeur d’être sensible à l’environnement (obstacles, rayonnement). Il peut y avoir risque là aussi d’une seconde « fracture numérique ».
La fibre optique est le seul support réellement capable de faire face à la croissance des débits engendrés par les nouveaux usages. Elle a l’inconvénient du coût, important, notamment dans les zones les moins denses. A noter toutefois qu’une péréquation est prévue pour aider spécifiquement ces territoires.
Les choix à opérer :
L’objectif du gouvernement est qu’à l’horizon 2025 l’ensemble du territoire national soit couvert en très haut débit. Dans le cadre du Plan Numérique, l’Etat a invité les élus à élaborer leur stratégie concernant le développement de la fibre optique et du très haut débit. Chaque collectivité doit donc se prononcer en fonction des caractéristiques propres à son territoire après une étude d’implantation approfondie.
Quelle situation dans le pays de Fougères ?
Plusieurs collectivités (la Région Bretagne, le Conseil Général du Morbihan, l’agglomération lavalloise) ont déjà fait leur choix en faveur de la fibre optique.
Le Conseil Général d’Ille et Vilaine, et le maire de Fougères (également vice-président du Conseil Général), traînent à élaborer une stratégie claire et semblent pencher davantage pour un développement WIMAX.
La structure Pays de Fougères s’est donc saisie du dossier, avec la volonté de développer la fibre optique (au même titre que le cuivre dans les années 70), en priorisant dans le déploiement les zones artisanales et industrielles, ainsi que les zones blanches ADSL. Et une option de zone pilote a été retenue, Louvigné du Désert.
Fougères et les territoires environnants, dont le développement a déjà souffert par le passé de l’insuffisance ou de l’absence d’infrastructures routières ou ferroviaires, doivent désormais réussir le virage du numérique. C’est une priorité absolue pour les élus, au-delà de toute considération partisane. Et les décisions à prendre doivent privilégier le long terme et l’efficacité, plutôt que des économies à court terme et de bancales solutions.
L’autoroute de l’information doit passer par Fougères…
10 septembre 2011
Les chiffres de l'emploi en 2010... toujours préoccupants.
L’Observatoire du Pays de Fougères a publié cet été son bulletin annuel sur l’Emploi dans le Pays de Fougères pour 2010.
La tendance est malheureusement constante et connue : les chiffres de l’emploi sont en constante dégradation, et ceci depuis des années (634 emplois perdus depuis dix ans, et plus particulièrement sur les quatre dernières années). Fougères Communauté enregistre quant à elle les plus mauvais chiffres en termes de perte d’emplois industriels (121 emplois perdus en 2010), lesquels ne sont que partiellement compensés par les créations d’emploi tertiaires (84 emplois gagnés en 2010).
Les raisons, nous les avons pointées de multiples fois :
- Une politique locale axée depuis des décennies sur l’amélioration du cadre de vie et la création d’équipements improductifs plutôt que sur le développement économique.
- Des difficultés d’accessibilité au territoire liées aux défaillances du réseau de transports publics, et en particulier à l’absence de réseau ferroviaire. Et sur ce sujet, malgré toutes leurs déclarations d’intention, le maire de Fougères et son équipe n’ont pas tenté la moindre démarche visant à faire évoluer les choses. D’autres collectivités ont pourtant obtenu dans un passé relativement récent la réouverture de lignes de TER, et le projet de ligne TGV Rennes-Caen est une opportunité qu’il faudrait pouvoir saisir. A quoi nous sert donc le fait d’avoir un élu régional au sein du Conseil Municipal de Fougères s’il ne porte pas la voix de notre collectivité auprès du Conseil Régional ?
- Un décalage certain dans les qualifications exigées par le marché de l’offre d’emploi locale et celles des salariés disponibles sur le marché du travail, qui explique par exemple qu’une entreprise industrielle qui recherche un technicien qualifié en maintenance ou en logistique doit souvent aller le chercher fort loin… quand elle le trouve.
A cela on pourrait ajouter l’attractivité et le dynamisme de la zone d’emploi de Vitré, qui draine de nombreux salariés du Pays de Fougères.
Un renversement de la tendance négative constatée depuis des années ne pourra exister sans une action forte de nos élus en faveur de l’accueil d’entreprises nouvelles, de l’amélioration du réseau de transport public, et l’adaptation de l’offre de formation.
Plutôt que de déclarations d’intention ou de mauvaises justifications, Fougères a besoin d’actes et de résultats.
07 septembre 2011
Zone Bleue... Carton Rouge.
Lors de la mise en place de la zone bleue en centre-ville (il y a maintenant pas mal d’années), une concession avait été faite aux automobilistes : celle de la suppression de cette zone bleue pendant l’été. Cette mesure avait l’avantage de favoriser l’accueil des touristes tout en ne pénalisant pas l’activité commerciale et professionnelle, plus réduite en cette période de l’année.
Cette année, pour des raisons que l’on ignore (pour la simple raison qu’il n’en a parlé publiquement à personne), le maire a décidé de maintenir la zone bleue en juillet-août. Pas de concertation avec la population, ou bien avec les acteurs économiques en général et touristiques en particulier, ou encore avec le Conseil Municipal. Et surtout aucune information aux particuliers, ni dans la presse, ni même dans le numéro de Fougères Ensemble de l’été (pourtant censé fournir les informations pratiques indispensables de la période).
Résultat : de nombreux Fougerais, y compris des employés municipaux, se sont fait piéger… pour leur plus grand étonnement et mécontentement. Même chose pour les lecteurs des guides touristiques (lesquels continuent de préciser que la zone bleue est suspendue pendant l’été).
Alors cet été, la Zone Bleue, c’est Carton Rouge pour Louis Feuvrier.
03 juillet 2011
LE COUP DE GUEULE DE L’OPPOSITION AU CONSEIL MUNICIPAL DE FIN JUIN…
A propos du dernier Fougères Ensemble et du respect de la divergence d’opinion…
(Ci-dessous le texte de notre intervention en séance)
Le règlement du Conseil Municipal prévoit que le maire adresse à l’opposition un courrier avant chaque parution du futur numéro de Fougères Ensemble pour l’informer de la date à laquelle doit être remis le texte de la page de l’opposition aux services de la Ville.
Depuis notre élection, nous avons toujours scrupuleusement respecté ce délai (ce qui n’a pas toujours été votre cas dans la transmission des documents pour le Conseil Municipal).
Ce délai est large, puisqu’il est en général de 4 semaines. Pourtant nous ne l’avons jamais contesté, considérant que les délais d’impression et de distribution peuvent être parfois incertains.
Toutefois, la lecture du dernier Fougères Ensemble nous a permis de constater que vous faisiez de ce délai un autre usage largement plus contestable.
Vous vous êtes en effet autorisé à déplacer la page de l’opposition afin de pouvoir mettre en vis-à-vis de nos propos, pourtant très mesurés (notamment sur le dispositif ANRU), vos propres réponses, comme à l’accoutumée faites d’approximations, d’omissions volontaires et de demi-vérités.
Je vous rappelle que l’opposition ne dispose au sein de la municipalité que d’une seule page pour informer les Fougerais de ses opinions et de ses positions. Vous disposez, vous, de tout le reste du bulletin municipal, sans compter les courriers, parutions et réunions officielles diverses qui sont pour vous autant d’occasions de communiquer et d’assurer votre propagande.
Votre manœuvre ne vise qu’à effacer l’expression même de l’opposition au sein du bulletin municipal.
Nous trouvons ce procédé inqualifiable et méprisable.
Nous avions déjà constaté à plusieurs reprises par le passé que vous vous faisiez une idée pour le moins curieuse du fonctionnement démocratique d’un conseil municipal.
Sans doute s’agit-il une nouvelle fois d’une illustration des soi-disant valeurs de gauche dont vous et certains membres de votre équipe nous rebattez les oreilles régulièrement lors des séances du Conseil.
Si c’est le cas, et parce que le respect de la différence d’opinion fait partie de nos valeurs à nous, alors c’est une belle occasion de vous dire que nous sommes fiers d’être de droite (et du centre) !
27 juin 2011
Communauté d’agglomération : satisfaction et colère !
Satisfaction, car sous l’impulsion du Pays et sur celle du Préfet, la communauté de communes de Fougères dont Louis Feuvrier est le Président va enfin lancer une réflexion visant au rapprochement ou au renforcement des coopérations entre les cinq communautés de communes présentes sur le territoire du Pays de Fougères.
Colère, parce qu’il a fallu attendre des années pour arriver à ce résultat, et que l’échéance fixée à cette réflexion est fixée après 2014, soit après les prochaines élections municipales.
Que de temps perdu !
Pour mémoire, et parce qu’il est parfois nécessaire de rappeler les choses, l’opposition municipale s’est de multiples fois prononcée en faveur de cette réflexion en vue du rapprochement entre les différentes communautés de communes.
Dans le journal municipal de juin 2007, nous demandions l’ouverture d’une discussion avec les autres communautés de communes sur la perspective ambitieuse d’une communauté d’agglomération.
Dans notre programme électoral de mars 2008, nous nous étions engagés, si nous étions élus, à ouvrir la discussion avec les autres communautés de communes sur la création d’une communauté d’agglomération, qui constituerait un véritable levier de développement.
Cet engagement avait d’ailleurs été relayé dans la presse locale, avec notre argumentaire sur le sujet.
Dans le journal municipal de mars 2009, nous faisions une comparaison entre le développement respectif de Fougères et de Vitré. Nous rappelions que Vitré avait le choix d’une communauté d’agglomération, renforçant ainsi son partenariat avec ses communes voisines, alors le choix de Fougères limitait ses perspectives et ses relations avec d’autres communes, en la privait par là même d’importantes dotations de l’Etat.
Dans le journal municipal de mars 2011 (texte écrit en février, soit bien avant les débats actuels), nous relancions cette idée de communauté d’agglomération, rappelant que celle-ci offrirait des moyens de développement supplémentaires importants, financiers notamment, à l’ensemble des collectivités concernées. En ajoutant que cela supposait bien sûr une vraie volonté de travailler les autres.
En outre, à de multiples reprises, que ce soit au sein du conseil municipal ou à la communauté de communes, nous avons évoqué la nécessité de lancer rapidement ce débat, indispensable pour ouvrir des perspectives de développement à notre collectivité.
Le maire a, à chaque fois par le passé, balayé cet argumentaire en indiquant la gestion d’une communauté d’agglomération était complexe car elle impliquait la reprise de certaines compétences détenues par le conseil général, et notamment la compétence transport.
D’autres collectivités ont pourtant réussi à vaincre ces difficultés puisque la plupart d’entre elles ont fait aujourd’hui évoluer leurs structures vers une communauté d’agglomération. Pourquoi Fougères n’en serait-elle pas capable ?
Nous sommes donc satisfaits de constater que sous des pressions diverses le maire accepte au minimum d’entamer aujourd’hui sur ce sujet la réflexion que nous demandons depuis si longtemps, mais ne pouvons que regretter le retard pris une nouvelle fois par notre ville.
Rappel de l’article paru dans la presse locale pendant la campagne électorale de 2008.
Une communauté d’agglomération permet de regrouper des communes pour travailler sur des projets importants, notamment en matière d’aménagement du territoire et de développement économique. Dans ce cadre, les aides de l’Etat sont proportionnellement bien plus élevées que celles allouées aux communautés de communes. La communauté d’agglomération permet également d’assurer une plus grande cohérence dans les réalisations et de lancer des projets de plus grande envergure.
Fougères pourrait mettre en œuvre une communauté d’agglomération à condition d’ouvrir le débat avec une ou plusieurs autres communautés de communes pour atteindre le seuil exigé de 50.000 habitants. Monsieur Feuvrier y a été jusqu’à présent hostile car il sait qu’à l’échelle d’une agglomération sa majorité deviendrait minoritaire. Il fait là un choix politique qui sanctionne financièrement le pays de Fougères, le privant de subventions conséquentes. Refuser une agglomération, c’est choisir de diviser pour régner et de renoncer à des projets structurants.
La Commission Développement Economique du Conseil de Développement du Pays de Fougères avait pris l’initiative de lancer une étude sur la faisabilité d’un tel projet. Elle en a été empêchée financièrement par certains qui ont le pouvoir de décision. Si nous sommes élus, nous nous engageons à reprendre cette étude.
21 juin 2011
Chênedet : un gâchis trentenaire
Après presque trente années d’une gestion calamiteuse (ou d’une absence de gestion) par la municipalité de Fougères, et après le triste feuilleton de ces dernières années qui a failli se solder par la fermeture du site et de ses équipements, la Communauté de communes de Fougères en a repris dernièrement la gestion en régie (gestion directe).
Elaborées en urgence, les modalités de cette reprise en régie ont été adoptées lors de la séance de mai du Conseil Communautaire. Bien que Louis Feuvrier cherche à les minimiser, de nombreuses zones d’ombre demeurent toutefois dans les conditions de transfert telles qu’elles ont été adoptées, et il est vraisemblable qu’elles donneront lieu à discussions dans les mois à venir…
Dans l’urgence également, il a été décidé de confier la gestion de la base de loisirs à une SARL prestataire de services.
Celle-ci assurera une mission généraliste : commerciale, gestion du centre, relations avec Fougères communauté et avec les usagers, encadrement du personnel et réflexion stratégique sur le développement de la structure. Tout cela pour un forfait estimé en temps à seulement deux jours par mois (mais pour un coût de près de 25 000 euros par an !)… ce qui peut laisser dubitatif sur la qualité du service rendu.
Si l’on peut admettre que le démarrage imminent de la saison touristique ait pu conduire à décider en urgence d’une telle délégation (qui peut n’être que temporaire selon les termes de la convention conclue avec le prestataire), les mois qui viennent doivent être l’occasion pour Fougères communauté de mener sa propre réflexion sur la gestion future du site. Et pourquoi pas, pour un coût proche de celui du prestataire, envisager la gestion en direct de l’équipement ?
Après tant d’années d’errements et d’épisodes malheureux, le bilan de la saison touristique et les décisions de gestion qui devront être prises à l’automne seront fondamentaux. Et cette fois, sans aucun droit à l’erreur.

